Et pour terminer un peu d'
Histoire :
Comme d'autres îles des Antilles, La Martinique a probablement été peuplée il y a un peu plus de 2000 ans par les Arawaks, un peuple pacifique qui avait atteint un haut degré de civilisation, comme en témoignent quelques objets trouvés à la suite de fouilles et exposés au Musée d'Histoire Précolombienne de Fort de France.
Les Caraïbes s'emparèrent vraisemblablement de l'île environ 1000 ans plus tard, massacrant les Arawaks et n'épargnant que les femmes pour en faire leurs esclaves.
Christophe Colomb arriva en novembre 1493 au large de la Martinique, mais ne débarqua pas sur l’île car il craignait les indigènes et pensait en outre qu'elle était peuplée de sauvages Amazones.
C'est finalement en 1502 qu'il posa le pied à la Martinique. Selon la tradition, il aurait débarqué avec ses hommes le 15 juin 1502 sur la plage du Carbet
L'île sombra ensuite dans l'oubli pendant tout le XVI siècle et de rares voyageurs y venaient, essentiellement des Espagnols, qui se ravitaillaient pour continuer leur route.
En 1624, les Français commencèrent à s'intéresser à l'île. Des naufragés furent jetés sur ses rivages et, à leur retour, ils en parlèrent avec enthousiasme.
1635 marque la date officielle de la colonisation française dirigée par Belain d'Esnambuc, qui accosta avec quelques centaines d'hommes à la plage du Carbet. Quelques kilomètres plus au nord il fit construire le fort Saint Pierre.
Les Caraïbes opposèrent une résistance acharnée mais ne réussirent pas à s'emparer du fort et durent conclure la paix avec les colons.
L'île va connaître alors un développement rapide. Le neveu de d'Esnambuc, Jacques du Parquet, est considéré comme le véritable fondateur de la colonie, qu'il gouverna de 1637 à 1658.
II fit venir d'autres colons, signa un accord de paix avec les Caraïbes et favorisa de nouvelles cultures, notamment celle de la canne à sucre.
Des incidents survinrent à la fin du XVlle siècle, qui opposèrent les Français aux Anglais et aux Hollandais qui cherchaient à s'emparer de cette terre si fertile.
En 1667, la Martinique devint l'île principale des possessions françaises dans les Caraïbes. Même l'administration de la Guadeloupe lui fut longtemps soumise.
En 1669 on fonda Fort Royal, l'actuel Fort de France.
Au tournant du siècle la production de canne à sucre connut un formidable essor, mais la culture du cacao et du café furent également encouragées.
Pour rentabiliser les plantations il fallait une importante main d'oeuvre supplémentaire : on importa donc des esclaves noirs d'Afrique et on recruta des galériens qui avaient purgé leur peine.
Une nouvelle attaque anglaise échoua en 1759 mais, en 1762, les Anglais réussirent à débarquer sur l'île.
Ils se retirèrent au bout de 9 mois, après la signature du traité de Paris : la France concéda le Canada à l'Angleterre et récupéra la Martinique, qui demeura ainsi le centre des possessions françaises dans les Caraïbes.
Le XIXe siècle vit l'abolition de l'esclavage (1848).
Préparée sous le règne de Louis Philippe, l'abolition fut réalisée à l'instigation de Victor Schoelcher, ministre alsacien de la la République.
Plus de 70000 esclaves furent ainsi libérés. Ils quittèrent immédiatement les plantations où ils avaient dû travailler dans d'horribles conditions.
On les remplaça par des travailleurs chinois et surtout indiens, ce qui fut parfois la cause de conflits ethniques.
Le XXI éme s. s'ouvrit sur une épouvantable catastrophe : en effet, le 8 mai 1902, l'éruption de la Montagne Pelée détruisit entièrement Saint Pierre, ce Paris des Antilles, et ses 30 000 habitants périrent à l'exception d'un seul.
Fort de France devint alors la capitale de l'île.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Martinique et la Guadeloupe furent sous la coupe du régime de Vichy, ce qui entraîna un blocus de file par les Alliés.
Mais à partir de 1943 la Martinique rejoignit les forces de la France libre, et le blocus fut levé.
En 1946 (début de l'après guerre) la Martinique devint un département d'outre mer français; aujourd'hui, elle fait aussi partie de la Communauté européenne. Les habitants de l’île sont donc, quelle que soit leur origine ethnique, des citoyens français disposant des mêmes droits qu'un Français de la métropole !